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Accord de libre-échange UE-Australie : éviter les distorsions de concurrence au détriment de l’industrie allemande

Service de presse du groupe ENS · 1 min de lecture
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L’Union européenne et l’Australie négocient actuellement un accord de libre-échange global destiné à faciliter les échanges commerciaux et à réduire les droits de douane. L’objectif est d’approfondir les relations économiques et de créer de nouvelles opportunités de marché.

Markus Buchheit, responsable des affaires européennes au sein de l’AfD et membre de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) ainsi que de la commission du commerce international (INTA) du Parlement européen, a déclaré :

“ En principe, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie doit être salué, car il est susceptible de réduire les barrières commerciales et de stimuler l’économie. Cependant, la conception spécifique de cet accord révèle des lacunes considérables, notamment en ce qui concerne les intérêts de l’industrie allemande. ».

La réduction prévue de la taxe sur les produits de luxe en Australie, qui s’applique exclusivement aux véhicules électriques, est une mesure déconnectée de la réalité et partiale. Les constructeurs allemands haut de gamme, en particulier, qui occupent traditionnellement une position forte sur le marché australien, se retrouvent ainsi désavantagés et soumis à des restrictions motivées par des considérations idéologiques. Alors que les exportations allemandes de véhicules vers l’Australie ont déjà chuté de 20 % l’année dernière, on voit mal comment ces conditions pourraient créer une dynamique positive.

Parallèlement, le secteur allemand des fournisseurs devra faire face à des défis supplémentaires en raison de l’accès total en franchise de droits des produits australiens, sans qu’aucun équilibre des intérêts ne semble se dessiner.

Un accord de libre-échange ne doit pas avoir pour conséquence que certaines technologies ou certains types de propulsion soient politiquement favorisés ou désavantagés. La neutralité concurrentielle et des conditions de marché équitables doivent rester au cœur de la démarche. ”