“Le meilleur système d’expulsion reste inefficace si un nombre toujours croissant de migrants en situation irrégulière continue d’affluer sans fin en Europe. Une protection cohérente des frontières extérieures de l’UE constitue donc une première étape indispensable pour endiguer durablement la catastrophe migratoire. Parallèlement, lors de la mise en place de centres de renvoi dans des pays tiers, la création de centres de traitement ne doit en aucun cas être abandonnée, afin que les migrants potentiellement en situation irrégulière puissent mener à bien l’ensemble de la procédure après avoir déposé une demande d’asile en dehors de l’UE. Afin d’éviter la surpopulation de ces centres, il convient également d’accélérer considérablement la mise en place de procédures accélérées directement aux frontières extérieures de l’UE.
Toutefois, il ne faut pas sous-estimer les obstacles logistiques liés aux centres de retour dans des pays tels que l’Ouganda. Il est difficilement concevable que la Commission prévoie une véritable offensive d’expulsion si les personnes doivent d’abord être transportées par avion sur environ 7 000 kilomètres, pour ensuite attendre sur place leur retour vers leur pays d’origine. Les pays situés à proximité immédiate des frontières extérieures de l’UE seraient bien mieux adaptés, et une Commission responsable aurait depuis longtemps mis en œuvre les accords nécessaires à cet effet, le cas échéant en menaçant de suspendre l’aide au développement et d’autres mesures de soutien. ”