Irmhild Boßdorf, députée européenne et coordinatrice de l’ENS au sein de la commission HOUS, a déclaré :
“ Il s’agit d’une attaque frontale contre chaque citoyen ordinaire. Le SPD veut décider qui est encore autorisé à acheter une maison et qui ne l’est pas. Ce qui compte, ce n’est plus le mérite, ni l’État de droit, mais le fait d’avoir la bonne opinion. ».
Il s’agit là de la première étape vers un État qui trie ses citoyens : les fidèles d’un côté, les indésirables de l’autre.
Le fait que même les autorités chargées de la sécurité soient impliquées dans ce contrôle idéologique est particulièrement perfide. L’Office fédéral de police criminelle et les services de renseignement intérieurs sont censés fournir des données afin que les communes puissent filtrer les acheteurs indésirables. Un État qui fait intervenir les services de renseignement dans les achats immobiliers a franchi toutes les limites.
Cette proposition soulève d’importantes questions au regard du droit européen et entre clairement en contradiction avec les droits de propriété garantis par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ainsi qu’avec l’interdiction de toute discrimination. En outre, la libre circulation des capitaux au sein du marché unique européen est menacée si, à l’avenir, des achats immobiliers devaient être empêchés sur la base d’évaluations politiques.
Alors que les familles ne parviennent pas à trouver de logement et n’ont pratiquement plus les moyens d’acquérir un bien immobilier, ce gouvernement s’emploie à évincer du marché les personnes politiquement indésirables. Ce n’est pas une politique du logement. C’est de la politique de pouvoir.
Aujourd’hui, cela touche les opposants politiques. Demain, cela touchera tous ceux qui osent s’exprimer. Nous l’affirmons clairement : la propriété est un droit fondamental, et non un privilège réservé aux conformistes. Ce projet de loi n’a pas besoin d’être révisé. Il doit être bloqué. Immédiatement. ”