À l’occasion de la présentation de la “ loi sur l’accélérateur industriel ” par la Commission européenne, le député européen Markus Buchheit (AfD), membre de la commission de l’industrie (ITRE), a déclaré :
“ La proposition législative, présentée comme un élément central du ‘Clean Industrial Deal’, n’offre une véritable sécurité ni à l’industrie européenne ni à ses citoyens. ».
Selon l’évaluation du groupe ENS, ce projet de règlement crée principalement de nouvelles obligations de déclaration, des critères flous et une incertitude supplémentaire. Sous le slogan ‘Made in Europe’, la Commission tente de renforcer encore davantage le contrôle de la politique industrielle depuis Bruxelles, notamment en décidant quels secteurs doivent être considérés comme ‘stratégiques’ et comment les fonds publics et les marchés publics doivent être orientés.
Quiconque souhaite véritablement renforcer l’Europe doit tirer parti de la diversité de nos économies au lieu de les enfermer dans un carcan idéologique d’uniformité. Ce qui est présenté ici comme une accélération n’est en réalité qu’un pas de plus vers une planification centrale à la bruxelloise.
Au lieu de conditions-cadres favorables aux technologies ouvertes et d’une énergie abordable, on assiste à la multiplication de nouvelles exigences, de quotas et de régimes de subventions. Les industries à forte intensité énergétique, le secteur automobile, y compris ses sous-traitants, ainsi que de nombreux secteurs industriels clés de l’Europe sont soumis à des contraintes encore plus lourdes, alors même que les coûts énergétiques et réglementaires sapent déjà aujourd’hui leur compétitivité.
Sans énergie abordable, aucun ‘ Made in Europe ’ ne fonctionnera ; il n’y aura qu’un ‘ Fermé au public ’.
Nous appelons donc à un changement de cap : moins de centralisation, davantage de responsabilité nationale, moins de bureaucratie, une innovation ouverte aux technologies et, surtout, des conditions-cadres fiables pour l’investissement.
Les politiques industrielles, énergétiques et structurelles doivent revenir aux États-nations souverains, là où les conséquences sont assumées et où les solutions sont mises en œuvre. Au Parlement européen, nous nous opposerons clairement à cette loi sur l’accélérateur industriel. ”