“ Depuis plusieurs années déjà, la Commission annonce la mise en place du système d’entrée et de sortie (EES) comme un outil visant à améliorer la vérification de l’identité aux frontières extérieures de l’UE. La collecte de données biométriques et l’enregistrement numérique de toutes les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers se font attendre depuis longtemps afin de garantir des contrôles aux frontières efficaces, d’empêcher les identités multiples et de lutter plus efficacement contre l’immigration clandestine.
Mais au lieu de prendre des mesures décisives, la Commission a reporté à plusieurs reprises la mise en œuvre du système pendant des années — la dernière fois en décembre 2024 —, en rejetant la responsabilité sur les États membres, alors même que le lancement initial était prévu pour 2020.
Entre-temps, des millions de migrants sont entrés illégalement sans que leur identité ait été minutieusement vérifiée ou enregistrée. Cela a créé une faille de sécurité considérable que l’UE a laissée s’aggraver au fil des ans — au détriment non seulement de la population européenne, mais aussi de notre sécurité, de nos valeurs et de notre avenir.
Les conséquences catastrophiques de ces retards révèlent à la fois un échec organisationnel — mis en évidence par l’attribution du contrat à la société informatique Atos, anciennement dirigée par le commissaire Thierry Breton et dont la mise en œuvre n’a connu qu’un succès modéré — et un manque de volonté politique pour s’attaquer au problème de l’immigration clandestine de masse. ”